Savinien de CYRANO de BERGERAC

Cyrano de BergeracSavinien de Cyrano de Bergerac est né à Paris, rue des Deux Portes (actuellement rue Dussoubs dans le 2e arrondissement), et baptisé le 6 mars 1619 en l’église St Sauveur. Sa famille bourgeoise qui a connu une belle ascension sociale, s’est anoblit et acquis les terres de Bergerac, situées dans la vallée de Chevreuse, où il vécut son enfance et sa scolarité.

Rentré à Paris pour faire ses études, à 17 ans, il devint le protégé du poète et musicien Charles Coypeau d’Assouvy..
A 20 ans, il s’engage dans la Compagnie des mousquetaires de Carbon de Casteljaloux, surtout composée de Gascon, d’où le fait qu’on le croit tel, il met fin rapidement à cette expérience, après deux graves blessures au mousquet puis à l’épée à la suite de duels. C’est vers 1640, qu’il ajoute le nom « de Bergerac » à son patronyme.

College de Lisieux

 

Rentré de l’armée, il prend ses quartiers dans un Paris animé de cercles et de coteries, il reprend des études en rhétorique et philosophie, il se fait admettre au collège de Lisieux. Il rencontre, lit et admire de nombreux libertins érudits. Cyrano mène alors une vie qui mêle liberté sexuelle, indifférence aux dogmes religieux et libre exercice de là philosophie. Auteur d’une œuvre audacieuse et novatrice qui l’inscrit dans le courant libertin de la1ère moitié du XVII siècle, seuls quelques-uns de ses textes seront publiés de son vivant. Il est ensuite mêlé à la Fronde, et on lui attribue quelques mazarinades par exemple : «  le ministre d’estat flambé » ou le « conseiller fidèle » 1649.

La mort dAgrippineEn 1653, il entre au service du duc d’Arpajon, c’est ce dernier qui finance la publication « La mort d’Agrippine ». Cette tragédie va le rendre suspect aux yeux des autorités religieuses.

En 1654, il est victime d’un accident, blessé à la tête, par la chute d’une poutre en bois, la blessure mal soignée se serait infectée, entraînant une longue agonie. Abandonné par le duc d’Arpajon, il trouve refuge chez Tanneguy Renault des Boisclairs, chez qui il agonise pendant de longs mois, sentant sa fin venir le 25 juillet 1655, il se fit transporter à Sannois, chez son cousin et ami Pierre II de Cyrano, où il mourut le 28 juillet 1655.
Il fut enterré sous l’église de Sannois, mais sa sépulture ne fut jamais retrouvée.

 

Statue a Sannois