LA ROSACE et le CREDO
La Rosace de sainte Thérèse (1936)
Située au-dessus du grand portail de l'église, la rosace n'illustre pas directement le texte du Credo, mais elle est entièrement consacrée à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Thérèse de Lisieux).
Elle est structurée de manière très poétique, à la façon d'une fleur :
Le médaillon central : il représente sainte Thérèse en prière avec ses attributs traditionnels (l'habit de carmélite, le crucifix et les roses). On y lit sa célèbre profession de foi : « Dans le cœur de l'Église, ma mère, je serai l'amour. »
Les 8 panneaux périphériques (les pétales) : ils entourent le médaillon. L'un d'eux, offert par la famille Couderc, est particulièrement célèbre à Sannois, car il s'ancre dans le paysage local : il représente de façon stylisée la colline du Mont Trouillet, le clocher de l'église et le célèbre moulin à vent de Sannois.
La confusion autour du "Credo"
Si vous cherchez des vitraux illustrant les versets du Credo (la profession de foi des apôtres) sous forme de verrières historiées, il y a souvent une confusion géographique ou artistique dans les archives régionales d'Île-de-France :
Le Credo des autres églises franciliennes : les cycles de vitraux représentant le Credo apostolique (souvent 12 vitraux pour les 12 articles du Credo associés aux 12 apôtres) sont typiques des verrières anciennes ou de grands projets du XXe siècle. Par exemple, les verrières célèbres illustrant les versets du Credo en Île-de-France se trouvent plutôt dans des édifices comme la cathédrale Notre-Dame de Paris (les verrières hautes déplacées) ou l'église Saint-Cyr de Villejuif.
Le "Credo" artistique de Valentine Reyre à Sannois : si le terme "Credo" est associé aux vitraux de Sannois, c'est avant tout au sens figuré. Le véritable credo (la ligne directrice) de Valentine Reyre et Marguerite Huré à Sannois était de renouveler l'art religieux. À travers des lignes épurées et des visages stylisés, elles voulaient prouver que la foi chrétienne pouvait s'exprimer à travers la modernité esthétique des années 1930, loin des imitations néo-gothiques du XIXe siècle.
Aujourd'hui, l'église Saint-Pierre Saint-Paul et ses vitraux des années 30 bénéficient du label "Patrimoine d'intérêt régional", récompensant précisément la beauté et la modernité de cette parure de verre.
